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15/09/16 - Appel à communication - Happy city. Faire la ville par l’événement

jeudi 15 septembre 2016

Appel à communication pour le colloque "Faire la ville par l’événement" qui aura lieu le 9 décembre 2016 à l’Université de Genève.

"Opérations plages urbaines, golfs urbains, pianos en libre accès dans la ville sur lesquels le passant est appelé à jouer pour créer du lien social, bombes à graines et jardins mobiles comme oeuvre d’art, expositions muséales qui investissent l’espace urbain, manifestations sportives qui donnent un aspect de station balnéaire ou de montagne aux villes centres, chaises longues dans les parcs qui permettent aux usagers de se délasser dans le même temps que les jeunes personnes qui gèrent le dispositif sont réinsérés : l’événement et l’éphémère sont, depuis une quinzaine d’années, devenus des principes cardinaux de l’action urbaine. L’aménagement urbain se calque ainsi désormais sur ce que Montaigne disait de la personnalité, se faisant lui aussi “ondoyant et divers”. Un jour comme ceci, un jour comme cela. Un jour culturel (une exposition), un jour sportif (un tournoi de beach-volley), un jour festif (un concert), un jour méditatif (des chaises, rien que des chaises)…

(...) Ce goût pour l’événement et l’éphémère comme modalités d’action sur la ville a ses théoriciens (Charles Montgomery par exemple), qui en sont aussi les gourous, au sens où ils proposent des recettes aux collectivités publiques pour rendre les villes plus ludiques, plus heureuses et, in fine, plus attractives (voir, Peck & Theodore, 2012 ; McCann & Ward 2011 ; Söderström, 2014). Ces gourous ont, à leur tour, des adeptes, qui travaillent à développer l’idée d’un réenchantement des mondes urbains en l’adaptant à des contextes locaux. En somme, on a affaire à une doctrine en circulation — portée par des figures emblématiques — qui s’hybride localement. Dans le même temps que l’action urbaine se diversifie, le spectre des acteurs de la fabrique urbaine s’élargit, les nouveaux faiseurs de ville étant appelés à être des techniciens de la planification, des producteurs de sens, des animateurs de processus participatifs, des communicateurs d’intentions, des médiateurs culturels."

Deux axes sont privilégiés :

1) celui de la circulation des politiques publiques de l’évènement, qui s’intéressera à ce nouveau modèle de l’action urbaine, qu’est la ville heureuse (la happy city de Charles Montgomery).

2) celui de l’extension du régime de l’événement à titre de principe d’action publique (critical events studies), qui se focalisera sur la manière dont la conduite et la communication des projets urbains se saisissent de l’événement et de l’éphémère pour produire des visibilités urbaines.

Cette journée se propose de faire dialoguer chercheurs et professionnels de la ville autour du rôle de l’événement dans la fabrique urbaine. Pour ce faire, les papiers soumis donneront lieu à une discussion plus qu’à une présentation. La forme de l’atelier sera favorisée. Ceux-ci seront hybrides, dans la mesure où ils convoqueront des acteurs issus des administrations, des bureaux d’urbanisme, d’agences actives dans le domaine de l’action urbaine à dimension créative, de la communication de projet urbain.

Les propositions de communication en anglais ou en français se font via un formulaire électronique. Les champs "titre, résumé de 600 mots (maximum), 5 mots-clés, nom, prénom, institution, adresse électronique du ou des auteurs" seront à renseigner dans le formulaire. Le résumé comprendra l’évocation d’un référentiel théorique et l’esquisse d’une problématique ; la mention d’un cadre méthodologique, d’un “terrain” et des résultats (escomptés) est souhaitée.

Le délai de soumission est porté au 15 septembre 2016. Après une évaluation effectuée par le comité scientifique, les auteurs seront informés de l’acceptation ou du refus de leur proposition au pus tard le 30 septembre 2016. Les personnes retenues devront livrer — au 15 novembre 2016 —, un résumé étendu de 4 000 à 5 000 mots environ, rédigés selon les normes orthotypographiques qui seront communiquées lors de la notification d’acceptation.

Certaines communications de la journée d’études donneront lieu, au terme d’un processus de sélection par le comité d’organisation puis d’évaluation, à une publication.

La finance d’inscription est portée à 30 francs suisses ou 30 euros (étudiants et doctorants : 20 francs suisses ou 20 euros) ; elle couvre les frais de repas et la documentation du colloque.

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Appel à communication

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