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Escar Otin (N.)

Identité professionnelle des paysagistes concepteurs en France depuis 1975

Thèse de doctorat en Urbanisme et Aménagement (ESO Angers)

1er janvier

Natalia Carmen Escar Otin est Architecte, doctorante en Urbanisme et Aménagement à Agrocampus Ouest (LET-LAVUE) sous la direction de Fabienne Joliet et de Elise Geisler. Sa thèse est financée par une bourse du Ministère de la transition écologique et solidaire.

Résumé de la thèse :

L’appellation « paysagiste concepteur » regroupe en France des professionnels aux profils et pratiques divers. En effet, les pratiques des paysagistes concepteurs se trouvent au carrefour de « compétences diverses et souvent mêlées » (Donadieu, 2009). La création de l’Ecole nationale supérieure de Versailles en 1975 marque un moment charnière pour la profession : une formation spécifique qui s’est autonomisée de la formation en horticulture, une école qui a précédé à la création de 3 nouvelles écoles de paysage en 30 ans. Aussi, la Fédération Française du Paysage a vu le jour dans les années 1980 et un titre reconnu par l’Etat réglemente depuis 2017 la profession.
Héritiers d’un savoir-faire horticole et à la fois de la pratique architecturale, les paysagistes concepteurs ont incorporé dans un premier temps de nouvelles compétences en urbanisme et au cours des deux dernières décennies, de nouveaux savoirs et savoir-faire liés à un cadre réglementaire et à un paradigme social, économique et environnemental en évolution (démocratie participative, développement durable).
Plus globalement, les professionnels de l’aménagement au sens large se trouvent actuellement confrontés à la diversification des métiers et à l’émergence de nouveaux modes d’exercice et de nouvelles spécialisations. L’observation récente de la profession nous interroge sur l’évolution potentielle de la profession paysagiste vers des activités et des postures professionnelles renouvelées : l’investissement de nouvelles thématiques de réflexion et d’action comme le changement climatique, la transition socio-écologique, les paysages énergétiques ; le développement de nouvelles approches et croisements avec l’urbanisme, telles que le landscape urbanism, ou encore l’urbanisme agricole ; l’orientation vers d’autres exercices professionnels tels que l’assistance à la maîtrise d’ouvrage, l’enseignement et la recherche ; l’émergence de nouvelles figures comme celle du « paysagiste médiateur » qui renvoient tantôt à une posture professionnelle « opposée » à celle du « concepteur », tantôt à une compétence intrinsèque au paysagiste concepteur selon les textes qui réglementent la profession ; le recours à des appellations professionnelles diverses qui se substituent à l’appellation protégée de « paysagiste concepteur ».

Voir en ligne :
- Le résumé de la thèse sur le site ESO Angers
- La page personnelle de Natalia Carmen Escar Otin

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